Méthodologie de l'indice de fiabilité Comparateur Internet

Notre indice de fiabilité note chaque opérateur fibre sur 10 à partir de plusieurs signaux objectifs et publics, pondérés selon leur fiabilité. Cette page décrit précisément comment il est construit - par souci de transparence.

Dernière mise à jour : juin 2026.

Les signaux pris en compte

L'indice combine six signaux, chacun noté de 0 (mauvais) à 10 (excellent), puis pondéré :

SignalSourcePoids
Qualité de service (débit réel, pannes, rétablissement)ARCEP30%
Réclamations & litigesARCEP « J'alerte » / médiateur des communications électroniques20%
Satisfaction clientBaromètres (ARCEP, UFC-Que Choisir)15%
Signalements forums & réseauxForums spécialisés, réseaux sociaux (normalisé par abonnés)15%
Signalements Comparateur InternetDonnées propriétaires (bouton « Signaler une panne »)15%
Recherches « panne »Google Trends5%

Le calcul

L'indice final est la moyenne pondérée des signaux disponibles :

Indice/10 = Σ (poids du signal × sous-score du signal) ÷ Σ (poids des signaux disponibles)

Les sous-scores issus de volumes (réclamations, signalements forums) sont normalisés par le nombre d'abonnés de chaque opérateur, afin de ne pas pénaliser mécaniquement les opérateurs les plus importants.

Tant qu'un signal n'est pas encore disponible - notamment les signalements propriétaires remontés via le bouton « Signaler une panne » -, son poids est redistribué sur les autres signaux. À mesure que cette donnée s'enrichit, elle prend davantage de place dans l'indice.

Échelle de lecture

Fréquence de mise à jour

Les données officielles (ARCEP) sont rafraîchies à chaque publication trimestrielle ; les signaux forums, recherches et signalements propriétaires sont mis à jour mensuellement sur une fenêtre glissante de 90 jours.

Test d'éligibilité : méthode et limites

Notre test d'éligibilité repose sur l'adresse saisie (via la Base Adresse Nationale) et sur les données de couverture à l'échelle de la commune issues de l'open data de l'ARCEP (« Ma connexion internet »). Il fournit une estimation indicative de la disponibilité de la fibre et des opérateurs présents.

Cette estimation ne constitue pas une garantie d'éligibilité individuelle : deux logements d'une même rue peuvent avoir une situation différente. Seule la vérification effectuée par l'opérateur, au moment de la souscription, confirme l'éligibilité technique exacte de votre logement. Les données de couverture sont datées et mises à jour à chaque publication trimestrielle de l'ARCEP.

Diagnostic de connexion : ce qui est mesuré, ce qui est déduit

Le diagnostic de connexion enchaîne sept vérifications depuis le navigateur : résolution DNS, établissement de la connexion TCP/TLS, latence médiane et gigue, anomalies de transmission sur une série de requêtes, débit descendant, disponibilité d'IPv6 et identification du réseau emprunté (numéro d'AS). Les mesures sont effectuées vers l'infrastructure Cloudflare, qui autorise la lecture des temps détaillés.

Ce que l'outil ne peut pas voir. Un navigateur n'a accès ni au Wi-Fi, ni à la box, ni aux câbles. Une latence élevée ou une perte de paquets peut donc venir de votre installation autant que du réseau de l'opérateur. Le diagnostic ne conclut jamais à une panne opérateur : il constate une anomalie et propose une checklist manuelle pour en isoler la cause, à commencer par un test en Ethernet.

La « perte de paquets » est une approximation. Une mesure de perte au sens strict suppose des paquets ICMP, hors de portée d'un navigateur. Nous envoyons une série de requêtes courtes et comptons les échecs et les délais anormaux : c'est un indice de retransmission, présenté comme tel.

Compteur d'anomalies par opérateur

Les pages de panne par opérateur affichent, lorsque le volume le permet, le nombre d'anomalies caractérisées rapporté au nombre total de diagnostics exécutés sur le réseau concerné au cours des 24 dernières heures. Le dénominateur est toujours publié : « 6 anomalies sur 48 diagnostics » est une information, « 6 signalements » n'en est pas une.

Une anomalie est dite caractérisée lorsqu'au moins un indicateur atteint un seuil de gravité 2 ou 3 : latence médiane supérieure à 120 ms, gigue supérieure à 30 ms, plus de 5 % de requêtes en échec ou anormalement lentes, débit descendant inférieur à 8 Mb/s, ou résolution DNS au-delà de 300 ms. Sous 10 diagnostics pour un opérateur sur la période, aucun chiffre n'est publié : un taux calculé sur deux mesures n'a pas de sens. La fenêtre de référence est de 24 heures lorsque le volume le permet — une panne est un phénomène court — et bascule sur 7 jours sinon. La période retenue est toujours affichée à côté du chiffre : sans elle, le taux ne veut rien dire.

Données collectées. Chaque diagnostic remonte de façon anonyme le numéro d'AS du réseau, les codes d'anomalie constatés et des valeurs arrondies (latence au pas de 10 ms, débit au pas de 10 Mb/s). Ni adresse, ni code postal, ni identifiant, ni empreinte de navigateur ne sont transmis ou conservés. L'arrondi est délibéré : il empêche qu'un enregistrement isolé puisse servir à reconnaître quelqu'un.

Ces chiffres décrivent ce que mesurent les visiteurs de ce site, qui ne constituent pas un échantillon représentatif de la population d'un opérateur : une personne lance un diagnostic parce qu'elle rencontre un problème. Le taux d'anomalies observé est donc structurellement supérieur au taux réel sur le parc.

Limites & précautions

L'indice est un outil d'aide à la décision, informatif, fondé sur des signaux agrégés, datés et sourcés. Les signalements d'utilisateurs ne sont pas vérifiés individuellement. L'indice ne constitue pas une affirmation de défaillance d'un opérateur et n'engage pas sa responsabilité ; il reflète une tendance relative entre opérateurs à un instant donné.

Sources

ARCEP (« Ma connexion internet », qualité de service fixe, « J'alerte l'Arcep »), baromètres de satisfaction (ARCEP, associations de consommateurs), forums spécialisés et réseaux sociaux publics, Google Trends, et les signalements remontés par les utilisateurs de Comparateur Internet.